Stage des Clayes sous-Bois du 21 et 22 Mars 2015


Capture du 2015-04-10 16:14:09

« Il est essentiel de se rappeler que la Clémence est l’une des plus belle vertu,Parce qu’elle fait supposer l’habitude de se vaincre soi-même… »

C’est donc en ce jour de Ste Clémence, que débuta le Stage Cijam des Clayes sous-bois,
Sous le regard bienveillant de Christian Demarre « Directeur technique et pédagogique » ;

Et de nombreux amis venus de France, parcourant pour certains jusqu’à 600 km afin de parvenir dans  notre humble Dojo Clétien.

La partition débuta par un enchainement de retournements et sorties au sol,  Uke en position quadrupédie devenant à son tour Tori pris en immobilisation sur  Tate Shiho Gatame et vice versa… ;
Un cercle évoluant progressivement vers une spirale aérienne et continue liée à la pratique et  à l’étude du judo traditionnel laissée par M. Igor Corréa ;

Christian nous indiquant au passage l’importance de rester au contact de son partenaire  pendant toute la durée de l’action, l’énergie émanant principalement du Hara, les sensations  du déséquilibre primant sur la force des bras, ces derniers servant avant tout de guide, les  pieds prenant le relais inexorablement. ;

Ou de nous faire observer la position de Uke sur Tate Shio, afin de ne pas tendre le corps vers  un déséquilibre sur l’avant au profit de Tori, et ce par un simple abaissement des doigts de  pieds, chaque détails trouvant ici son importance.

Une fois les mouvements assimilés « ou presque » par l’ensemble des participants, il fut noté  pour mémoire que toute les sorties ont pour action principale de chasser les points d’appui, le  contrôle devant prévaloir sur chacune d’elles lors des enchaînements ;

S’en suivit la deuxième partition de cet arbre musical, une recherche du déséquilibre à partir  de différents déplacements sur O’uchi Gari « Grand fauchage intérieur ».

Force fut de constater que les bras de Christian étaient comme des cordages suspendu à un mat ; à l’image d’un pianiste dont les coudes le long du corps, laisseraient les mains libres de  jouer les gammes comme bon lui semble.

Les nôtres par contre ressemblaient plutôt à des poulies mal huilées, mais patience et  longueur du temps feront plus que force, ni que rage …

Dans cette étude du mouvement, Christian nous fit observer que les mains, servant dans la  projection uniquement à faire tourner les hanches, auraient une action horizontale afin de  pouvoir revenir dans le sens du fauchage, elles serviraient à se hisser soi-même pendant que le  Hara appuyé sur son propre bassin tendrait à finaliser l’action d’amener au sol ; Bref, de beaux nœuds au cerveau en perspective …

S’en suivit d’une attaque-riposte sur O’uchi Gari et de poursuivre sur « Iza Guruma ou  Tai’Otoshi », renforçant l’idée du pivot de Uke en allant dans le même sens que lui, les bras  formant un cercle et amenant à l’étude de la non opposition, principe consistant à utiliser  l’action de Uke afin qu’il la subisse lui-même.

Jacques et Emmanuel s’exerceront ensuite au Nage No Kata, devant les invités qui, sous les  regards avisé des plus hauts gradés disséminant de çà et là de précieux conseils sur les formes  de corps à adopter et de l’importance d’une parfaite symbiose entre Uke et Tori à cet  exercice, s’y adonneront à leur tour.

Afin de conclure cette merveilleuse journée, Martine dans la fleur de l’âge, à force de  persévérance et de travail réussi son passage de ceinture Noire.

« Nous lui adressons une nouvelle fois nos félicitations des plus chaleureuses ».

Et d’accueillir au cours du stage, Mr Codognola habitant des Clayes qui découvrit le chemin du judo  traditionnel en 1953, connaissance de Christian,

La soirée, riche en discussion, se prolongea autour du bon plat de Louisiane « la Jambalaya »,  et de quelques verres de bières « ambrée ou blonde », tiré directement du tonneau afin de  fêter l’évènement et ces agréables retrouvailles.

Le dimanche débuta avec en tête le dicton du jour « A la Sainte Léa, ne lève pas trop les bras »

Poursuivant le travail effectué la veille, et après un échauffement de mise en route, Le mouvement à l’étude choisit fut Tai’Otoshi (renversement du corps).

Encore une fois, cette projection d’apparence simple au visuel, nous enleva le peu de cheveux  qu’ils nous restaient car difficile fut de saisir l’importance de la poussée alternative de la jambe  droit vers la gauche afin de ne pas bloquer l’action, tout en gardant les épaules parallèles.

Cependant, l’essentiel étant de parvenir chacun à obtenir des sensations évolutives différentes  afin de pouvoir partager ces dernières lorsque de retour dans nos Dojo respectifs.

Avant d’achever ce stage par le salut Traditionnel, nous finalisâmes ce dimanche matinal par un travail  de randori et déplacements souples autour du Nage No Kata.

Et de clôturer par le pot de l’amitié en rappelant à nos convives de se conformer impérativement au  dicton du jour afin de pouvoir les laisser partir vers d’autres aventures.

Bien cordialement à tous.

Aubin Pascal
Secrétaire de l’ALM