A redécouvrir – Kiai !!! n°1 Janvier 2014 – CIJAM

A redécouvrir – Kiai !!! n°1 Janvier 2014 – CIJAM

CIJAM

Collège Indépendant de JUDO TRADITIONNEL et d’ARTS MARTIAUX, l’appellation est en référence avec l’histoire de notre groupe qui à découlé de l’appartenance au Collège des ceintures Noires, qui a été
sous la Direction Technique de Maître MICHIGAMI.

Notre caractéristique principale est l’absence de catégories de poids. L’arbitrage avec recherche UNIQUEMENT de WAZARI ET IPPON.
Pour la plupart des anciens nous avons donc connu l’enseignement de MISHIGAMI SHI-HAN, qui était Directeur du C.N.C.N. (collège des Ceintures noires) dont Maitre Corréa faisait partie en tant qu’élève de Mr Philippe.

Texte de Mr Haku MICHIGAMI – 9° Dan :

“Dès mon arrivé en France en Juillet 1953, il y a 40 ans, j’ai pu rencontrer dans le cadre du Collège National
des ceintures noires, des hommes d’exception, pionniers du Judo français.
Mr Maurice Philippe, Ceinture noire N°41, fait partie des ces rares piliers dons la ferveur et le charisme indiscutable ont contribué au développement de l’art du Judo depuis des décennies.
De la même génération que moi, Mr Philippe s’est très vite révélé comme un grand pédagogue. Garant des
traditions auxquelles je suis attaché, il a su transmettre sa passion au travers du C.P.J.T. (Cercle Pédagogique de Judo Traditionnel) formant des élèves de qualité.”

C’est ainsi que le CIJAM se trouve en partenariat actuellement avec le C.P.J.T.

“C’est ainsi que le « JUDO CLUB VOLTAIRE » club de Mr Philippe, devint le creuset de professeurs en région
Parisienne, important et respecté. Des hommes partageant les mêmes préoccupations s’affirmèrent au sein
du C.P.JT. : Messieurs Louis et Yvon Renelleau, Burger, Thabot, Chalon, Corréa, Castelli, Jacquart, Roux, Bourasseau, Plombas et d’autres encore… Déterminé à défendre les valeurs traditionnelles du judo, ces professeurs et leurs élèves agissent toujours pour le respect des origines de notre discipline en conciliant le
“martial et l’éducation” au travers du code morale du BUDO Nippon.
Je compte parmi eux des amis sincères, des disciples compétents, des ambassadeurs dévoués, au premier
rang desquels Mr Phillipe qui n’a jamais fait de concession dans son engagement personnel pour la diffusion
du JUDO et de son corollaire l’amitié. “

HAKU MICHIGAMI

Monsieur Phillipe, 6°Dan Ceinture Noire N°41 a donc été le fondateur du cercle Pédagogique de Judo Traditionnel en 1953. Professeur de culture physique, sa curiosité pour un sport pratiquement inconnu à cette époque l’a amené à s’inscrire au Judo club de France en 1943, rue Sommerard dont Maitre KAWASHI était le professeur. Il fait une année de formation de Professorat sous la direction de Mr Beaujean, ceinture noire N°8.

Il obtient la ceinture noire N°41 le 22 Novembre 1945. Il ouvre alors le club TITION en 1946, à l’âge de 34 ans. Dans le club, règne l’esprit qui avait motivé son choix pour le judo et faut reprendre les propres termes de Mr Philippe :

L’esprit, c’est a dire la recherche de l’habileté avec comme référence première la souplesse du corps
contre la force brutale. J’estime que cette discipline entraine la formation de l’individu lui permet d’exploiter
au maximum ses possibilités dans tous les domaines, de considérer sa vie comme une expérience de tous les
instants et partant de cette analyse de devenir le co-auteur de soi-même.

Soucieux de conserver au judo cet aspect pour réagir déjà contre des tendances qu’il désapprouvait, il fonde en 1947 le cercle MAURICE PHILIPPE qui deviendra en 1967 le C.P.J.T. .

Mr Philippe tout au long de son parcours de judoka, à rempli bien des rôles : Professeur, compétiteur, avec un titre international, éducateur de nombreuses ceintures noires qu’il a formées et de tous les professeurs
qu’il a conseillés.

Le C.P.J.T. est depuis bien avant le décès de Mr Philippe sous la direction technique de Louis Renelleau que j’ai bien connu du temps du CNCN et c’est ce qui fait que nous nous sommes rapprochés et que nous avons établi un véritable partenariat avec des échanges de cours entre nos deux écoles.

Christian DEMARRE